Les anecdotes du vieux paris

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Quand l’arc de triomphe aurait pu être un éléphant géant… 


L’imposant arc de triomphe qui trône aujourd’hui sur la place de l’Etoile aurait pu être un gigantesque éléphant géant, si napoléon Ier n’avait pas cédé aux critiques de ses contemporains. Finalement, cette statue géante sera bel et bel installée mais sur l’actuelle place de la Bastille, avant d’être remplacée par la colonne de juillet dans les années 1830.

Il est interdit de prendre des photos de la Tour Eiffel la nuit… 


Aussi étonnant que cela puisse paraître, une sombre clause impose de contacter la Société Nouvelle d’Exploitation de la Tour Eiffel, et payer des droits juridiques, si vous souhaitez prendre une photographie de la tour la nuit… Quand on sait que la tour Eiffel est l’un des monuments les plus visités du monde, cela fait théoriquement beaucoup d’argent pour cette société….

Le saut en parachute de Franz Reichelt


Franz, c’est l’histoire d’un tailleur pour dames dans le quartier de l’Opéra, à Paris, qui avait une confiance absolue dans les prototypes qu’il pouvait confectionner… notamment dans celui de son parachute…

Avant de sauter de la Tour Eiffel avec son prototype de parachute, inspiré de la physionomie des chauves-souris, Franz Reichelt avait réalisé quelques tests. Il essaie son invention sur des mannequins et se lance lui-même d’une dizaine de mètres. Ces tests sont des échecs ou au mieux peu concluants…

Le 4 février 1912, après avoir soigneusement rédigé son testament, Franz se rend au premier étage de la tour, haut de 57 mètres. Il devait, en accord avec la préfecture de police de Paris, venir accompagné d’un mannequin pour un premier test avant de se jeter lui-même dans le vide. Mais pourquoi s’embarrasser avec ces formalités ! Il viendra sans son mannequin et après quelques hésitations se lance dans le vide et… s’écrase. Il aura néanmoins réussi l’exploit de faire un trou de 15 à 20 cm dans un sol gelé.

Pas sûr que sa soeur ait pleuré sa mort car dans le testament on peut y lire: “mai jé vous prie de faire savoir a me parent que jéne voudrai jamai que ma seur Katarina ne touche quelque chose.”

Les fantômes des jardins du Petit Trianon


Le 10 août 1901, Anne Moberly et Eleanor Jourdain, deux professeures d’Oxford visitent Versailles. Alors qu’elles déambulent dans les jardins du Petit Trianon, elle se voient transportées au temps de Louis XVI. Devant leurs yeux, le domaine de Marie-Antoinette se découvre tel qu’il était en 1789. Elles y aperçoivent la reine ainsi que des jardiniers en costume du XVIIIe à qui elles demandent leur chemin et qui leur répondent. Une reconstitution historique probablement… jusqu’à ce que cette vision se dissipe.

Rentrées dans leur collège d’Oxford, après de longues recherches et de consultations d’archives, elles sont de moins en moins convaincues qu’il s’agisse d’une vision. Tout ce qu’elles y ont vu s’avère exact et plus surprenant encore, des faits ignorés jusqu’alors des historiens, viennent finalement corroborer leurs récits, après enquête !

L’étonnante prouesse de Charles Godefroy


Certaines tentatives de records se sont déroulées de manière tragique, on pense notamment à Franz Reichelt avec son parachute ou encore le saut du pont transbordeur de Willy Wolf. D’autres au contraire, comme celle de Charles Godefroy, furent couronnées de succès… bien que celle-ci ait quand même fait grincer quelques dents.

Le 14 Juillet 1919, à l’occasion du défilé de la victoire de la Première Guerre mondiale sur les Champs-Élysées, le commandant militaire ordonne aux aviateurs de défiler à pied, à l’instar de l’infanterie.

Pour ces chevronnés des airs, c’est une véritable provocation ! Lors d’une réunion au Fouquet’s, un groupe d’aviateurs décide d’essuyer cet affront en montrant toute l’étendue de leur habileté dans le ciel. Ils décident de faire passer le meilleur d’entre eux sous l’Arc de Triomphe pendant la parade. Pour réaliser cet exploit le pilote doit passer à travers une porte de 14,62 mètres de largeur et de 29 mètres de haut. C’est Jean Navarre, as de l’aviation française qui est choisi mais, celui-ci se tue le 10 Juillet lors d’une descente en vol plané.

C’est donc Charles Godefroy qui est désigné pour le faire. Il semble être suffisamment expérimenté pour tenter cette folle aventure.

Le vol se fera finalement le 7 août 1919 à 7h20, dans le plus grand secret. Seuls quelques journalistes et cinéastes furent avertis pour immortaliser la scène.

Jean Romier et le concert de l’au-delà


Juin 1925 dans les jardins du Luxembourg, assis sur un banc, Jean Romier étudiant en médecine de 24 ans, révise ses cours. Un vieil homme en redingote vient s’asseoir à ses côtés et rapidement, ce dernier engage la conversation. Il parle notamment de Mozart, une passion que partage le jeune homme.

“ Venez donc chez moi vendredi soir à 9 heures, j’organise un petit concert de musique de chambre pour mes amis. Nous jouerons les quatuors avec flûte de Mozart “.

Le vendredi 5 juin, Jean Romier sonne à l’adresse indiquée. Il passe une agréable soirée en compagnie de la famille et des amis de son hôte. Et puis, ils sortent de l’ordinaire: ils sont habillés comme au siècle précédent et s’éclairent au gaaz alors qu’ils semblent disposer d’une fortune confortable.

Il discute avec les petits-fils Berruyer qui ont le même âge que lui : André prépare Navale et Marcel fait son droit; ils fument des cigarettes tout en buvant du madère.

En fin de soirée, notre jeune homme décide de rentrer chez lui. Alors qu’il est sur le chemin du retour, il se rend compte qu’il a oublié son briquet en or, un cadeau de ses parents auquel il tient énormément. Il retourne donc à l’adresse de son hôte et sonne… pas de réponse. Il décide de cogner à la porte.

Le voisin ennuyé par le tapage lui demande ce qu’il fait; Jean lui répond qu’il a passé la soirée chez Alphonse Berruyer et qu’il doit récupérer son briquet. Le voisin rétorque que l’appartement est vide depuis vingt ans et qu’Alphonse est mort en 1905 !

Alerté par les cris de ce voisin qui prend Jean pour un voleur, le concierge appelle la police. En état de choc le jeune homme se retrouve au poste. A l’aube, le commissaire le ramène sur les lieux pour confirmer ses dires. Aucune trace d’effraction. Perplexe, le commissaire constate que l’appartement est tel que l’a décrit Jean Romier à la différence que les meubles sont recouverts de poussière et de toiles d’araignées.

A l’un des portraits accrochés au mur, Jean s’exclame: “ C’est lui, c’est Alphonse !”. M. Mauger qui a hérité du bien confirme que c’est bien son arrière-arrière-grand-père. L’étudiant identifie également Marcel et André ! M. Mauger se souvient que pépé Marcel lui avait parlé des concerts privés qu’organisait son grand-père… qui d’autre pourrait s’en souvenir alors que lui-même avait presque oublié !

Le plus effarant, c’est que sur le guéridon trône le briquet en or, frappé des initiales de Jean Romier, recouvert comme le reste d’une épaisse couche de poussière et de toiles d’araignées…

Albert Einstein, passionné par ce fait divers, a dit : « Ce jeune homme a trébuché dans le temps, comme d’autres ratent une marche d’escalier. »

Extrait des archives de la préfecture de police en date du 6 juin 1925

Henri Désiré Landru, le “Barbe-Bleue de Gambais”


Né en 1869 et issu d’une famille modeste, Henri Désiré Landru cherche au début des années 1900 à faire fortune. Il se lance alors dans une série d’escroqueries qui le conduira en prison puis au bagne en Guyane.

A la sortie de son bagne et pour se procurer des revenus, Landru va, à partir de 1914 se faire passer pour un veuf, disposant d’une certaine aisance et entreprend de séduire des femmes seules, plutôt aisées et qui mènent une vie isolée de leur entourage.

Il recrute ses victimes par des annonces matrimoniales et réussit à leur faire signer des procurations qui lui permettent ensuite de disposer de leurs comptes bancaires. Il les assassine ensuite puis fait brûler leurs corps dans le fourneau des villas qu’il loue.

Il est accusé du meurtre de onze femmes. A son procès il déclarera: « Si les femmes que j’ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n’ont qu’à déposer plainte ! », déclenchant l’hilarité du public. Condamné à la guillotine, l’aumônier lui demande: “Mon fils, croyez-vous en Dieu”, ce à quoi Landru lui aurait répondu: “Monsieur le curé, je vais mourir et vous jouez aux devinettes” et refuse la cigarette du condamné rétorquant que “Ce n’est pas bon pour la santé”.